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 Entre chien et loup, tous les chats sont gris

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LVL
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Kósmos

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Dim 26 Mai - 18:11

Entre chien et loup, tous les chats sont gris
     
« Je ne vois personne. Ils veulent vraiment garder leur contrat ou quoi ?
Il n’est pas encore 22 heures, calme-toi. »

Le petit groupe s’arrête un instant, persuadé d’avoir entendu d’autres bruits de pas. Celui qui semble être le meneur, un grand brun au visage à peine visible derrière une écharpe épaisse, finit par hausser les épaules, non sans une pointe de malaise. Avec les perquisitions en masse, les nombreuses arrestations et le vent de panique qui souffle sur leurs activités, il se doit de faire preuve de prudence. Ce que l’un de ses compagnons semble royalement ignorer, en faisant tout un spectacle de sa démarche rageuse et des cailloux qu’il frappe allégrement de ses chaussures boueuses.

« Francesco, arrête ton boucan, je crois que je reconnais Andreï. »

Un grand blond à l’air taciturne s’approche d’eux, sourcils froncés. Son regard scrute les environs, comme s’il s’attendait à ce que quelqu’un surgisse à n’importe quel moment d’une caravane abandonnée. Les hommes qui le suivent sont tout aussi renfrognés et l’absence de l’un d’eux ajoute une couche à leur nervosité. C’est qu’Oleg ne rigole pas quand il s’agit de marchandise. Leur chef adresse un bref signe de tête à leurs collaborateurs du moment et regarde sa montre. 21:56. L’attente lui semble déjà interminable.

À peine 10 minutes plus tard, le silence embarrassé a laissé place à une pluie d’insultes. Même entre alliés, la pression d’un fournisseur visiblement absent ne reçoit pas un bon accueil, à en juger par les railleries et les accusations qui volent.

« Et au Palermo ? À qui vous voulez faire croire que c’était un hasard que les flics y passent à ce moment-là hein ? Vous nous prenez vraiment pour des cons ?
Arrête ton cinéma Lorenzo, tout le monde sait que tu ne peux rien garder pour toi. S’il y a une taupe, c’est bien l’un d’entre vous ! »

Un nouveau flot de malédictions s’abat sur les deux groupes qui en sont presque venus aux mains. L’une des voix finit par étouffer les autres, cependant. Même s’il n’a pas haussé le ton pour se faire entendre, tous ont distinctement entendu Andreï lancer : « Taisez-vous, j’entends du bruit. ». Et en tendant l’oreille, ils finissent par les percevoir, bruits de pas et voix ténues. Ce soir, il semblerait qu’ils ne soient pas seuls.

Tour de jeu : Ezra Warschawski, Sonata Kiev, Romeo D'Ambrosio, Sevda Yilmaz ; selon les chiffres choisis, le plus grand commence.


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LVL
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Ezra Warschawski

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The Card with No Name
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Lun 27 Mai - 5:04

IN THE CITY THAT NEVER SLEEPS, YET A NEW PREDICAMENT ARISES
     
Les mots de Felix, opposé à l'idée de laisser Ezra s'aventurer en ville à la nuit tombée, résonnent encore dans le crâne de ce dernier, à mesure qu'il progresse dans sa marche ; ce rabat-joie qui lui sert de compagnon d'infortune a décidément bien des choses à apprendre, comme relâcher un peu la pression et vivre, apprécier ce que le monde a à offrir en dépit de leur situation. « Merde quoi » avait soufflé l'ex-agent en s'éloignant rapidement du Stardust quelques longues minutes plus tôt. Mais si le grand ténébreux devait sûrement être en train de s'arracher les cheveux à l'heure actuelle, Ezra, quant à lui, ne lui tient déjà plus rigueur de cette altercation ; s'il devait apprendre à s'amuser, alors il se ferait un devoir de lui enseigner cet art. C'est ce qu'il se dit lorsque ses yeux se posent sur le modèle d'un revolver factice ─qu'il n'hésite pas à ajouter à son panier─ au cœur de cette fameuse boutique de farces et attrapes, Leaswey Brothers ; à la base, c'est pour Ava qu'il s'est dépêché en ces lieux ─moins d'une heure avant sa fermeture à 21h─ dans l'idée de lui décrocher quelques sourires en lui faisant découvrir de nouvelles choses, aussi banales puissent-elles paraître.

Un bref regard au cadran de sa montre lui indique qu'il est 20h52, l'obligeant à finaliser ses achats qu'il range aussitôt dans un sac à bandoulière apporté pour l'occasion. Posté au pied du magasin pendant que les propriétaires ─des jumeaux, quelle ironie─ en ferment les portes derrière un store décoré d'un clown immonde, Ezra chasse immédiatement l'image de son frère qui tente sournoisement de s'immiscer dans son esprit et prévoit finalement un dernier détour avant de rentrer au bercail ; puisqu'il est dehors, autant en profiter pour refaire son stock de cigarettes, qu'il semble malheureusement avoir épuisé hier en fin de matinée.

Les minutes s'écoulent une à une, jusqu'à pratiquement laisser une heure filer pendant qu'Ezra tourne indéfiniment dans les recoins de Buffalo Ridge à la recherche d'un endroit où il pourrait se réapprovisionner en nicotine. Ses efforts paient finalement, et le voilà en possession d'un nouveau paquet de cigarettes, même s'il n'en est qu'à demi-satisfait ; ce n'est pas sa marque favorite, qui s'est avérée être en rupture de stock ─encore la chance─, mais il s'en contenterait... Ou pas. Du moins, pas dans l'immédiat. S'affairant à fouiller aussi bien les poches de sa veste que celles de son pantalon, avant de vérifier celles de son sac, Ezra prend conscience, à son plus grand regret, que son cher briquet manque cruellement à l'appel ─il est déjà trop loin et trop tard pour revenir sur ses pas et en acheter un nouveau.

─ Non mais c'est pas vrai, c'est une blague... souffle-t-il pour lui-même en levant les yeux au ciel, rien ne va en cette soirée d'hiver. Je rêve...

Peut-être est-ce là le contre-coup pour avoir indirectement dit à Felix d'aller voir ailleurs, en balayant ouvertement ses avertissements ; il réalise alors que ce moment conflictuel est précisément l'instant coupable de cet oubli fort regrettable. Consterné, un long soupir las s'extirpe d'entre ses lèvres quand une étrange scène attire son attention, du coin de l’œil. Traînée contre son gré par un homme d'apparence peu commode, une femme disparaît derrière un angle-mort en direction d'un terrain vague, attisant la curiosité ─assurément imprudente─ de l'ex-agent qui ne perd pas une seconde de plus pour discrètement suivre leurs pas.

À l'abri des regards, terré dans la pénombre d'une montagne de déchets bons à remettre à une casse, Ezra risque un léger coup d’œil et perçoit deux groupes d'individus distincts, probablement des junkies, à en juger par le lieu de rendez-vous et leur dégaine de malfrats ; rien qui ne sorte vraiment de l'ordinaire à Buffalo Ridge, au final. Depuis sa cachette improvisée, il balaie à nouveau les lieux, tous ses sens en alerte, à la recherche de la demoiselle aperçue plus tôt, lorsque les deux partis font soudainement silence. Quelque chose ne va pas, poussant Ezra à se tapir davantage dans les ténèbres qui l'entourent. Incertain de ce qui se trame au milieu de ce parc à caravanes, il maintient sa position tandis qu'il s'imagine les probables reproches que Felix lui serviraient dans une telle situation... Mais les habitudes ─et tout particulièrement les mauvaises─ ont la vie dure.




we're broken people now
avec ces cendres sublimées par l'éclat de ces aurores en plein essor, j'irai moi-même cueillir l'effervescence de cette frêle existence. et cette entaille au fond de mon cœur gravera en elle l'amertume d'un rêve tantôt devenu cauchemar.
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LVL
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Sonata Kiev

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Lun 27 Mai - 22:49


     
« Sois prudente, sur la route » lui avait soufflé sa grand-mère avec inquiétude.

Le froid renforçait la générosité de Sonata comme il fragilisait le culot de la vieille dame à réclamer des services à sa petite-fille. Mais l'étudiante offrait toujours plus de sa force à la femme, celle-ci toujours première cliente de l'altruisme de la froide blanche.
Ainsi, quand elle vit Sonata enfiler le tablier et entrer en service, il fut trop tard.
Elle était néanmoins parvenu à chasser sa chère petite-fille de l'établissement aux coups de dix heures, voire un peu avant. Elle avait tout calculé, du moment où elle retirerait ce torchon de sa taille à la seconde où elle quitterait la rue du restaurant.

Puisqu'elle l'aimait, Sonata n'avait pas fait de caprice et acquiesçait simplement lorsque sa grand-mère lui demanda de rentrer chez elle. Les rues étaient glaciales, la nuit tombait plus vite, et la dame s'inquiétait de savoir la jeune fille dans des coins isolés dans le noir. Elle le savait pertinemment, alors Sonata se hâta de prendre le chemin de la maison.

Elle avait certes insisté pour l'aider, mais peut-être que le karma de sa grand-mère était naturellement plus fort : aurait-elle dû l'écouter dans le but d'éviter les hommes lourdingues sur leur vocabulaire de Roméo, suants et puants la bière ? Ou alors peut-être avait-elle entrevu le monde dans lequel l'un de ces crados renversait sa pinte sur le jean presque neuf de Sonata - qui s'était contenté d'un regard foncièrement accusateur, puisque l'homme là n'avait même pas conscience de sa bêtise.

Quoi qu'il en soit, la fatigue parlait pour elle en s'exprimant dans un bâillement : elle avait hâte de se doucher et d'enfiler son confortable pyjama. Se débarrasser de la collante odeur d'alcool qui empestait plus ses narines que celles d'autrui. Elle détestait profondément cette boisson à cause de sa langue sensible qui ne sentait que ça dans les cocktails, alors son nez ne l'en remercia point non plus.

La fraîcheur et la noirceur des environs l'encouragèrent à couper à travers Buffalo Ridge. Il y avait mieux, comme tentative de raccourci, mais il a suffit qu'elle tourne au hasard en pressant le pas et c'est par-là qu'elle s'est retrouvé.

De plus en plus loin des néons et lampadaires qui avaient la bonne utilité de rendre les routes moins effrayantes, Sonata entendit des cris et autres mesquineries résonner de l'autre côté d'une grille. C'est pas mon coin, je me tire. C'est ce qu'elle s'était dit en gardant les yeux sur un semblant de goudron que ses yeux tentèrent de discerner malgré l'obscurité. Mais en entendant les menaces de mort et les voix s'élever encore plus haut, l'étudiante sentit sa morale s'affoler et glissa avec hésitation sa main dans la poche pour en ressortir son téléphone.

L'écran éclaira son visage, peut-être que ça la rendait plus facile à repérer. En maîtrisant ses doigts engourdis par le froid, elle n'eut le temps que de frôler le « 9 » et le « 1 » de son clavier numérique. Ne manquait que deux petites manipulations pour appeler la police, alors qu'une première main lui couvrit la bouche, s'accompagnant rapidement d'une deuxième pour l'arracher de sa place.
La surprise fut telle qu'elle lâcha son téléphone qui, sans qu'elle n'ait pu appuyer pour appeler, se retrouva au sol avec un écran désormais fissuré.

Dans les films, les personnes kidnappées comprennent toujours tout de suite qu'on les enlève de force avant de les traîner contre leur volonté. Sonata, elle, resta figée le temps de réaliser ce qui lui arriva. Peut-être était-ce le bruit de l'écran, de ses talons qui raclent le sol, ou de sa gorge de laquelle tente de s'échapper un « ah ?! » prit de court, mais un de ces facteurs la réveilla.
Elle voulut crier, agiter les mains en espérant pouvoir griffer quelque chose, mais même la pression de ses dents sur la main qui la bâillonnait ne suffisait pas. Elle mordait pourtant aussi fort qu'elle le pouvait, mais rien à faire : la personne qui l'emmenait de force était de toutes évidences bien plus forte qu'elle. Sonata n'eut pas la bonté d'esprit d'imaginer qu'il s'agit d'un homme.
Elle n'a pas le temps de penser à ça, sa matière grise se décompose en panique. Et la vision d'horreur d'être soudainement entourée de junkies inconnus en l'espace de quelques secondes renforce son irrationalité.

Elle tenta de se débattre continuellement, jusqu'à peut-être insister un peu moins par frayeur lorsqu'un étrange silence tomba.




is she fortune?
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LVL
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Romeo D'Ambrosio

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Jeu 30 Mai - 2:18

go big or go home (live like you're gonna die young)
     
En arrivant à Vegas, Romeo s’est promis une chose, une seule. Ne plus tremper dans l’illégalité. Pas de drogues, pas de vols, pas d’histoires louches susceptibles de leur attirer des ennuis, à lui et son frère. Tout cela appartient au passé, à une personne qu’il n'est plus. Jason avait des problèmes, certes, mais Romeo, lui, c’est un mec réglo. Même le revolver qu’il garde bien à l’abri sous son lit, il l’a obtenu de façon parfaitement légale, avec un permis et tout le tintouin – une première dans sa carrière.
Bref, tout ça pour dire que normalement, il n’aurait jamais dû foutre les pieds ici. Il savait que c’était risqué, il n’est pas complètement inconscient. Ça faisait un moment qu’il était au courant des activités de son ami, à vrai dire, mais il avait toujours été bien clair sur le fait qu’il ne voulait pas y être mêlé, et Frank respectait ça. C’était quelqu’un de bien, contrairement à ce que les apparences pouvaient laisser croire. Et c’est toujours quelqu’un de bien – du moins, s’il est encore vivant. C’est pour le savoir que Romeo a décidé, contre toute prudence, de venir chercher des informations à Buffalo Ridge, le quartier de Frank. Une très mauvaise décision, probablement, mais il lui doit bien ça, après tout ce qu’il a fait pour lui.
C’est ce qu’il se dit pour se convaincre en approchant d’un pas plus que méfiant du terrain vague qu’on lui a indiqué, frissonnant un peu malgré l’épaisseur de ses vêtements ; c’est ce qu’il se répète en écartant un pan de grillage déchiqueté pour pénétrer dans ces lieux dont l’odeur est aussi mauvaise que la réputation. Ça serait supportable... s’il n’avait pas la nausée depuis un petit moment. Le sort semble vraiment avoir décidé de s’acharner sur lui, ce soir.
Enfin, tant pis. Maintenant qu’il est là, il ne va pas faire demi-tour. Le voilà donc, les mains enfoncées dans les poches de son long manteau d’hiver, s’avançant au milieu des carcasses métalliques et autres déchets abandonnés avec circonspection. Il s’arrête net lorsqu’il arrive devant un groupe de personnes à l’allure louche et son instinct de survie lui crie de se tirer le plus loin possible d’ici, sans même parler de son mal de ventre qui ne veut pas disparaître. Mais c'est déjà trop tard. Les types l’ont vu, et s’il n’y a pas de trace de Frank, en revanche...
Sonata ? Qu’est-ce qu’elle fiche ici ? Et dans une position délicate, en plus. Bon sang, ça complique encore les choses. C’est vraiment pas le moment de gaffer. Lentement, très lentement, Romeo sort les mains de ses poches et les lèvent pour montrer qu’il n’est pas armé. Parce que oui, évidemment, il n’a pas pensé à prendre son flingue. Il a vraiment été con, cette fois. Mais il va s’en sortir, il en est certain. Il a survécu à pire.
Salut, lance-t-il avec une grimace involontaire parce que bordel, ça fait mal – il regrette vraiment d'avoir mangé ce burger. Tout baigne ? Il serait logique, vu ces propos, de supposer que la douleur a eu raison de ses derniers neurones fonctionnels. Pourtant, il a l’air sûr de lui, le Romeo. Il adresse même un clin d’œil discret à la jeune femme prisonnière, comme pour la rassurer en lui indiquant qu’il maîtrise la situation. Vous auriez pas vu Frank, par hasard ? J'ai un truc qui lui appartient. Au moins, on ne pourra pas dire qu'il n'a pas essayé.




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LVL
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Sevda Yilmaz

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Ven 31 Mai - 12:19

titre rp / citation / feat.
     
La ville chantait à tue-tête, comme toutes les nuits. Elle semblait seule, elle semblait lasse : elle semblait maudite avec ses lumières aveuglantes, son tintamarre constant de klaxons et de rires et de types torchés au whiskey.
Elle venait à bout de lui, par moment. Quand le fil son humeur était un peu plus tendu, et qu’on l’ôtait du confort de son petit cocon où il pouvait souffler un peu, avec tout ce qu’il se passait dernièrement. En arpentant les rues à la recherche d’un chemin moins actif, Sevda pensait à sa série et à la pizza qu’il avait dû cruellement abandonner, et qu’il ne retrouverait pas avant le lendemain, à la même heure. Sauf s’il se dépêchait.
Ce satané Oleg avait le don de briser des rêves, de pourrir l’ambiance. Sur le coup, le brigadier jura d’obtenir sa langue et ses testicules en trophée, un beau jour où il aurait le statut pour le faire. Un beau jour lointain, donc. Mais un beau jour tout de même.
Il s’accorda une ridicule satisfaction avec cette pensée et s’engouffra dans les ruelles un peu plus sombres de la ville. Pour l’instant, il restait un subalterne, et son supérieur l’avait envoyé en mission quelque part. Un terrain vague, songea-t-il. Du Southwest. Il pensait quoi, cet abruti ? Je n’y serai jamais à l’heure.
Il ne connaissait même pas les modalités de cette urgence. Oleg avait l’air de suffisamment manquer de temps pour sauter les détails.
Ce qui l’étonnait, par ailleurs, était que son supérieur avait fait appel à lui plutôt qu’un autre malgré la palpable tension qu’ils entretenaient tous-deux à cœur-joie. Sevda s’attendait à tomber sur une situation déplorable qui l’enverrait sûrement à l’hôpital, en son for intérieur. Autrement, il ne comprenait pas.
- … Que.
Il se tut de justesse et se glissa derrière un mur. Lui qui pensait arriver sur les lieux sans encombre remarqua, en plus des cris qui fusaient et des quelques voix qu’il pensait reconnaître, l’oiselle qui arrivait en même temps que lui. Elle passa rapidement devant sans l’avoir visiblement remarqué. Mais lorsqu’elle sortit son portable, l’instinct le poussa à sortir de sa cachette pour se glisser derrière elle et l’immobiliser, plaquant une main sur sa bouche et un bras autour d’elle afin de la traîner.
Oleg ne lui avait pas spécifié ce qui l’attendait sur les lieux ; qui serait au rendez-vous, pour quelle affaire, et sous quelles conditions. On lui avait simplement donné une heure et une adresse. Pour un Sevda que l’on informait peu, n’importe qui qui lui était inconnu était suspect.
Surtout une jolie fille sortie de nulle part, téléphone en main, et empestant l’alcool.
- Tais-toi, bordel, cracha-t-il en chuchotant.
Il avait beau coincer sa bouche, elle n’en faisait pas moins de bruits. Elle se débattait plutôt bien, pour quelqu’un que l’on attaquait par surprise. Sevda ne cacha pas son étonnement lorsqu’il avait compris, à la douleur fusante qui lui brûla la main, qu’elle l’avait mordu de toutes ses forces. Ne pas crier. Ne pas crier. Ne. Pas. Crier.
C’était dur, d’être mafieux, selon la situation.
- Calme-toi ou je t’assomme, lâcha-t-il malgré lui, en un chuchotement assez criard pour son genre.
Etrangement, ça avait fonctionné. Elle n’avait pas arrêté, mais calmé ses gestes. Trop occupé à la maintenir, Sevda n’avait pas remarqué le silence qui s’était installé au sein du groupe qui avait l’air de se sauter sur la figure, quelques secondes plus tôt, et il la promena avec lui sans demander son reste en s’engageant sur le terrain vague.
Un groupe d’individus ne tarda guère à entrer dans son champ de vision. Certaines têtes lui étaient familières – il avait dû les croiser une ou deux fois chez la Bratva - ce qui ne manqua pas de le rassurer.
- L’ukrainien qui m’envoie, dit-il lorsqu’il pensa être à portée de voix sans avoir à crier.
Il s’approcha encore sans lâcher la demoiselle, même s’il commençait sincèrement à fatiguer.
- Vous la connaissez ? poursuivit-il. Ah, et on m’explique ce qu’il se passe, ici ? C’est que le patron m’a un peu appelé en urgence.
Puis il tiqua, quand il entendit un salut venir derrière lui. Comme si une inconnue ne suffisait pas, un blond débarquait de nulle part. Une fleur, pensa-t-il. Sevda le regardait avec une drôle d’animosité tandis qu’il sortait son cours dialogue. S’il n’avait pas la dame dans les pattes, il lui aurait déjà sauté au cou et flanqué un coup dans le ventre. Parce qu’il détestait ça, les fleurs à l’improviste, en en étant une lui-même. Frank ? Connais pas.
Alors il attendit sagement qu’il finît de parler, et laissa quelques secondes de vide, avant de rire.
- Choppez-le.
Il en avait déjà marre, de cette soirée. Et sa main lui faisait un mal de chien.


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Dim 2 Juin - 15:31

C'est le chihuahua qui se moque du corgi
     
La première règle que Lorenzo avait apprise, c'était de ne jamais être surpris ; pourtant, il y avait toujours des moments où la situation dépassait tout entendement. Et avec la Bratva, la dose d'imprévisibilité était double, en témoigne l'étrange trio qui avait fait irruption.

Le grand type avec la cicatrice, il l'avait déjà aperçu. D'ailleurs, le « Il est avec nous. » laconique d'Andreï le lui prouvait bien. Mais la fille qu'il trainait et le blond qui avait l'air de débarquer, c'était une autre paire de manches.

« Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? » Lâche-t-il, se sentant quelque peu dépassé par les évènements. Ses homologues ukrainiens, eux, semblent plus composés. Deux hommes s'avancent vers le blond pour l'empêcher de bouger. « Andreï, qu'est-ce qu'ils foutent là ? »

L'interpellé fait le tour du petit groupe, un sourire étrangement satisfait affiché sur son visage.
« Tu es convaincant, je pourrais presque croire qu'ils ne sont pas avec toi Lorenzo. On dirait que vous avez mordu à l'hameçon. Ils viennent d'où? Police, CIA?
Qu'est-ce que tu racontes? Mes gars et moi, on ne les a jamais vus !
Ah bien sur » raille Andreï, un sourire faussement amusé étirant ses lèvres : « Ils se sont retrouvés là complètement par hasard.
Bien sûr que non ! Puisque c'est vous qui les avez appelés en renfort ! »

Livide de rage, l'italien s'avance pour continuer : « Après tout, tu sembles bien pressé de te dégager de toute responsabilité, non ?
Oui, puisque je n'en ai aucune !
Je suis tout aussi en droit de remettre ton honnêteté en question.
Très bien. Si personne ne veut avouer, il faudra bien que la réponse vienne d'eux alors.»

Andreï lève une main qui se veut rassurante et souffle  « Un instant. ». Ses yeux intelligents ont déjà fait plusieurs fois le tour du terrain. C'est pourtant davantage à son ouïe qu'il a fait attention pendant la dernière minute. Il est certain d'avoir entendu l'aboiement d'un chien derrière un monticule d'immondices. Et, si les italiens les ont bien vendus, il y a fort à parier que les deux crétins qui se sont fait attraper ne sont qu'une diversion ; les vrais renforts doivent être à quelques pas.
D'un signe de main discret, il dirige l'un de ses compagnons vers la source de bruit. Sa voix est calme quand il ordonne : « Sors de ta cachette, l'ami, ou on descend tes compagnons. ». Et sans surprise, ses hommes découvrent un homme qui tente tant bien que mal de rester caché, aux prises avec un chien errant qui semble prêt à en découdre. L'animal s'emploie à déchirer le bas de son pantalon, à grand renforts de grognements et d'aboiements.

Satisfait de voir les armes de ses acolytes braquées sur le nouveau venu, Andreï se tourne à nouveau vers le groupe : « Je crois que tout le monde est là. Maintenant, ce n'est pas très compliqué de démêler tout ça. Fouillez-les ! »

S'ils trouvent la moindre trace d'armes ou de badges, il faudra se rendre à l'évidence ; quelqu'un les a trahis.


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Ezra Warschawski

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Lun 3 Juin - 13:09

BAD TURNS TO WORSE AND THE WORST TURNS INTO HELL
     
Concentré sur le conflit interne qui éclate quelques mètres plus loin, il est déjà trop tard lorsqu'Ezra remarque l'arrivée impromptue d'un chien errant qui semble particulièrement mécontent de sa présence en ces lieux ; en témoignent ses aboiements à répétition et les crocs qui le menacent, sans oublier son regard qui lui jette activement des éclairs.

─ Shhht, tais-toi ! La ferme ! Assis, couché, calme-toi, nom de Dieu ! lâche-t-il à voix basse, en tentant vainement d'assagir le canidé dont les aboiements s'intensifient, comme par pure défiance.

Mais une fois encore, il est trop tard ; une voix s'élève à nouveau au cœur du terrain vague et fige Ezra sur place lorsqu'il réalise que ces quelques mots ─qui l'incitent à se dévoiler sous la menace─ lui sont adressés sur un ton faussement amical. Cependant, la précarité de cette situation n'est pas le seul souci de l'ex-agent, qui semble pousser la patience du chien à bout ; ce dernier se rue sur sa cible et s'emploie à le traîner hors de sa cachette, l'obligeant inconsciemment à finalement paraître dans le champ de vision de ces individus peu commodes. Maudissant intérieurement la bestiole, Ezra s'en empare par la peau du cou ─au risque de l'énerver plus qu'il ne l'est déjà─ et le maintient à une distance respectable, de façon à éviter toute autre forme d'agression ; il porte enfin toute son attention sur les hommes lui faisant face.

─ Les gars, les gars ! Ne faisons rien que nous puissions regretter ensuite, d'accord ? dit-il, un léger sourire étiré au coin de ses lèvres. Et entre nous, vous perdez votre temps. Une fouille ne vous servirait pas à grand chose, si vous voulez mon avis.

Des mots qu'il veut convaincants et crédibles, malgré son visage qui a tout d'une tête de fonctionnaire au service de la loi ; en définitive, ils n'auraient pas tout à fait tort de le penser, bien qu'à ce jour il fuit les forces de l'ordre avec la même hardiesse que ces criminels. Son regard s'arrête un instant sur les armes braquées sur lui ; l'image de son revolver factice lui revient en tête, regrettant seulement qu'il ne s'agisse nullement d'un véritable modèle chargé de quelques balles... Sans doute lui trouverait-il une certaine utilité au bout du compte, mais pour l'heure, une toute autre idée lui vient en tête.

─ Je veux dire... C'est bon, on peut arrêter les frais, non ? T'es un malin Andreï. C'est un peu con pour nous que ces deux-là se soient faits prendre aussi facilement, autrement je pense que le plan aurait pu se dérouler sans encombre... N'est-ce pas, Frank ? déclare-t-il soudainement en jetant un regard aux Italiens, avant de marquer un léger temps-mort pour observer à la hâte la confusion qui se lit sur leur visage. Quoi, vous l'ignoriez ? C'est un vrai mystère ambulant ce type, ce n'est même pas son vrai nom, de ce que je sais. Il est tellement évasif qu'on pourrait le confondre avec un fantôme. Et à en juger par la scène que vous me faites, on dirait que même ses prétendus alliés ne sont pas au courant, si c'est pas triste ça. Mais une chose est sûre, il est parmi vous.

Du bluff à l'état brut. Frank ? Personne en ces lieux ne porte ce nom, pas même entant qu'alias, mais à défaut d'être convenablement armé, Ezra se devait d'user de ses stratégies pour semer trouble et anarchie au sein des deux partis... Ne serait-ce que pour gagner du temps, afin de réfléchir à la solution qui lui permettrait de s'éclipser quand l'opportunité se présenterait enfin ; en revanche, son cher ami à quatre pattes, qu'il finit par lâcher ─lassé de le tenir à bout de bras─ ne serait nullement du voyage.




we're broken people now
avec ces cendres sublimées par l'éclat de ces aurores en plein essor, j'irai moi-même cueillir l'effervescence de cette frêle existence. et cette entaille au fond de mon cœur gravera en elle l'amertume d'un rêve tantôt devenu cauchemar.
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Lun 3 Juin - 20:39


     
Sonata n'avait aucune idée du pourquoi de sa présence ici lorsqu'elle comprit que tous ici avaient plus ou moins un lien avec le coin excepté elle. En tout cas, c'est ce que sa subjectivité en panique lui transmit comme message. Romeo... ? parvint à lui souffler la plus craintive de ses pensées. Qu'est ce que le lourdingue de barman faisait là ? S'il traînait par-ici, c'est qu'il trempait au moins dans une affaire louche ou deux, non ?

Pourtant, à l'agitation des junkies, il s'avéra que non. En tout cas, si Romeo était coupable d'une quelconque bavure, il ne l'était pas avec eux. La demoiselle avait cessé de se débattre en raison de la force dont faisait preuve l'homme qui l'avait traîné jusqu'à eux, et surtout de la peur qui lui prenait la gorge au fur et à mesure que ces gens parlaient. Clairement, son agresseur s'était fourvoyé en prenant Sonata comme un obstacle. Ou pire, même : une cible à abattre.
Si elle ne tentait pas de s'expliquer, des choses horribles pourraient lui arriver ; souffla son imagination affolée.

Si bien qu'elle en eut les mains moites sur le dos de celle qui la bâillonnait. Les cris des hommes étaient déjà intimidants pour elle, il suffit ensuite de l'excitation d'un chien pour l'enfoncer dans sa terreur. Un homme caché jusque-là fut alors tiré de son obscurité par la force de crocs qui n'avaient aucun scrupule à abîmer ses vêtements. Un héros qui l'aurait peut-être sauvé, mais qui allait certainement la rejoindre à la place.

« Je crois que tout le monde est là. Maintenant, ce n'est pas très compliqué de démêler tout ça. Fouillez-les ! »

L'agressivité de l'ordre eut malgré tout une certaine bonne nouvelle dans ses mots : si Sonata était fouillée, elle avait plus de chances d'en réchapper. Elle ne faisait pas partie de la généralité des femmes portant un sac à main contenant la moitié de leur chambre à l'intérieur. Elle n'avait que les poches de sa veste et de son jean. Et dedans, il n'y avait même pas le résumé de sa vie.

Plus de téléphone, puisque celui-ci s'était écrasé sur le béton, à l'entrée du terrain. Et il était fichu.
Dans la poche droite de son jean, un petit trousseau métallique avec quatre clés : celle de son appartement, de chez sa grand-mère, l'entrée du restaurant ainsi que la porte de service. Une petite étoile rouge en plastique décorait l'anneau.
Dans la poche gauche de sa veste, un maigre porte-feuille qui contenait deux billets, quelques pièces et sa carte bancaire.
Et enfin, dans celle de droite, le paquet de cartes de tarot dont elle ne se sépare jamais ; même avec l'unique intention d'aller travailler. C'était là les affaires qu'elle s'embêtait à emmener partout pour toutes les circonstances. Si on n'était pas une « vraie » fille de la ville, on n'avait besoin de pas grand-chose d'autre.

On pouvait la fouiller, à moins de se faire dérober son argent, ses effets personnels ne risquaient rien de plus qu'elle. L'homme qui tentait de se justifier, en revanche, ne sembla pas se déplaire à jouer avec le feu. Était-il un « coupable » depuis le début ? Elle se sentait si lointaine de ces affaires noires qu'elle n'essaya même pas de comprendre ; la panique l'occupait trop pour qu'elle puisse y démêler des fils.

- Hmm...

Sonata profita néanmoins de ces instants où l'on lui fouillait les poches pour oser dire enfin quelque chose – et demander de ce son émit de sa gorge qu'on enlève cette main. Son visage restait majoritairement fermé, mais ses jambes et sa voix tremblantes trahissaient cette inexpressivité à peine ébranlée.

- L-Laissez-moi... partir...

Elle lança un regard de détresse à Romeo.

- J-J'ai rien à... je suis pas...

Sonata avait du mal à s'exprimer. Elle sentait le poids du moindre mot prononcé comme un canon de mieux en mieux appuyé sur sa tempe ou le cœur. Elle était la seule femme entourée d'hommes, et son cerveau se déchirait entre la tentative de fuite et l'imagination troublée par d'inventifs scénarios catastrophiques.




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Sam 8 Juin - 15:33

Chien retrouvé à moitié pardonné
     
« J'ai l'impression d'être de nouveau à Castle Crest Paolo. Tu te rappelles, quand on a cru qu'on allait se faire choper par un berger allemand de la police quand on a entendu des aboiements ? Mais en fait c'était juste un teckel.
— C'était pas un teckel, ma grand-mère en a un et ça ressemble pas à ça
— Je ne suis pas spécialiste en chiens, d'accord? Il ressemblait un peu à celui-là, tu ne trouves pas ?
— T'es pas un spécialiste en chien, on est d'accord, il n'avait pas du tout cette tête. »

Les deux mafieux échangent quelques chuchotements pendant que leurs compagnons entourent les trois suspects. Un regard noir de Lorenzo suffit pour les faire taire et ils reprennent immédiatement leur sérieux, non sans jeter un regard suspicieux aux nouveaux venus. Et, il faut bien l'avouer, ils sont plus méfiants du chien que du reste.

« Frank, tu dis ? J'ai déjà entendu ce nom. »

Andreï fait le tour des personnes présentes, sourcils froncés. Son homologue italien se tend immédiatement à ses paroles, aux aguets. Des mois de ressentiment, de prudence et d'impression de marcher sur des œufs arrivent peut-être à leur dénouement.

« Ah, oui. C'était il y a quelques minutes, par un de vos associés. » Poursuit-il en montrant de son arme l'homme blond, toujours maintenu. « Les seuls fantômes que nous connaissons, nous en sommes responsables. » Termine-t-il avec un sourire carnassier.

Lorenzo lève les yeux au ciel. Il ne partage pas le même goût pour les effets dramatique mais il faut avouer que la situation lui déplait toujours autant. Le doute plane, encore. Et malgré la certitude affichée par Andreï, ils sont bien conscients que les paroles de l'intrus trouvent un écho dans leurs interrogations. Si quelqu'un les a vendus, il y a peut-être bien un Frank, ou qu'importe son nom.

D'un signe de tête, il force ses hommes à s'exécuter. Les trois individus sont fouillés un par un et le triste butin est présenté avec une sinistre satisfaction. 1 point par effet personnel gênant, 5 si c'est quelque chose de bizarre et jackpot si c'est dangereux.

«  La fille n'a rien. » Retentit une réponse, un peu déconfite sur les bords. L'homme montre un trousseau des clés, un portefeuille, une panopolie de cartes et un jeu de tarot qui, bien qu'étrange, ne suffit pas à la considérer comme suspecte. Lorenzo fait un mouvement impatient vers le blond et la seconde fouille n'est pas plus fructueuse. Le troisième, par contre... Une exclamation de satisfaction retentit quand l'un des malfrats met la main sur le pistolet et le retire à son propriétaire.

«  Il a une arme !  
Je le savais ! Il y a bien quelqu'un qui nous a balancés.
On les tient. »

Un vent se satisfaction souffle sur le petit groupe. Souriant, Andreï jette un regard interrogateur à Lorenzo, qui hoche la tête. Un accord tacite ; ils savent quoi faire, dans ce cas. L'italien finit par prendre la parole. « Toi ! » Lance-t-il l'homme à la cicatrice. « Lâche la fille et occupe-toi de faire parler celui qui était armé. Et s'il refuse de répondre, ce sera elle et le blondinet qui en feront les frais. Qu'en dis-tu ? » Demande-t-il à l'homme brun. « Ou peut-être que Frank se porte garant pour toi ? »


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Dim 9 Juin - 12:59

catharsis
     
- Qu’est-ce qu’il se passe… grogna-t-il tout bas.
Il n’était décidément pas homme à réfléchir. Il n’en était pas incapable, bien au contraire ; autrement, les mâchoires du destin auraient déjà déchiqueté ses jambes, et même s’il avait trouvé une façon absurde d’y échapper, atteindre le grade de capitaine lui aurait été impossible. Ou alors possible, mais suicidaire, de la folie plus brûlante que le simple fait de s’engouffrer dans ce genre d’affaires.
Sevda n’était pas homme à réfléchir, parce qu’il en avait surtout la flemme. Là, il tenait fermement l’inconnue, le regard voguant sur Andreï, avec, dans sa tête, le regret amer d’avoir abandonné sa pizza pour le spectacle grinçant de deux groupes de mafieux incapables de mettre leur ego de côté pour éviter de se sauter à la gorge. Une situation loin d’être étrangère à ce milieu sombre, peu importe à quel point le groupe peut être organisé, désordonné, voire anarchique ; il arrive toujours un jour, ou une nuit, où le poids d’une brindille suffit à déchirer le fil qui le reliait aux autres. Et ce jusqu’à l’intérieur même d’une organisation.
Comme en cet instant, avec trois guignoles sorties de nulle part, dont ils ne connaissaient ni les identités, ni les affiliations s’il y avait. Un rien devenait dangereux, parce que tout, dans la mafia, respirait et transpirait le danger. La méfiance, la tolérance, le pouvoir, la soumission. Les ennemis comme les alliés.
Il espérait sincèrement qu’Andreï savait ce qu’il faisait. Les temps étaient un peu trop obscurs pour se permettre de perdre de bonnes relations.
- N’est-ce pas, Franck ?
Sevda soupira. C’était la petite étincelle qu’il manquait pour déclencher un incendie. Il attendit silencieusement que l’arrivant terminât son discours avant de baisser le regard, intrigué par un marmonnement étouffé de sa prisonnière, qu’il laissa parler avec une pointe de soulagement en dégageant sa main douloureuse.
- J-J’ai rien à… je suis pas…
La ferme, se retint-il d’ordonner. Sous son bras, elle tremblait presqu’autant que sa voix, si bien que son jeu d’acteur était parfait, ou alors elle n’avait réellement rien à voir avec ces histoires. Il reposa son attention sur le brun, curieux de ce que ce dernier avait entendu par « plan », parce que s’il prétendait que ces deux autres avaient été pris, cela sous-entendait ouvertement qu’ils étaient complices. Ou de misérables pions.
Le regard que les deux têtes du groupe s’échangèrent le laissa perplexe. Même s’il détestait recevoir des ordres d’un externe de la Bratva, il ne rechigna pas en plaçant sa confiance envers les siens lorsque Lorenzo l’interpela d’une façon peu respectable.
- Ecoute-moi bien, glissa-t-il doucement à ladite fille. Je ne sais pas si c’est nécessaire de te signaler que mes camarades ici présents ont de très bons réflexes aiguisés par l’expérience. Je vais te lâcher, mais pense à ce qui risque de t’arriver au moindre geste suspect, alors reste tranquille.
Sevda ne prit aucune précaution et la jeta littéralement sans se demander si elle en mangerait la terre ou si ses jambes tremblantes la rattraperaient tant bien que mal. Il caressa de sa main gauche celle qui avait été mordue, en espérant sincèrement la découvrir marquée plutôt que sanglante.
- On a besoin de toi vivante, pour l’instant. Et c’est bien dommage.
Il ne perdit pas plus de temps avec elle et fit quelques pas en direction de l’ex-détenteur d’arme. Sa méfiance l’arrêta à environ deux mètres de lui, ce qu’il considérait déjà trop près sans son propre pistolet.
- … Bon, lâcha-t-il. Je vais t’épargner le discours menaçant qui récapitule ce qu’on fait aux gens louches, je crois que t’as plutôt bien conscience de la situation. Enfin, j’espère.
Sevda n’en avait plus la patience. Il voulait mettre fin à ces histoires, boucler la mission pour laquelle il était théoriquement venu, et revenir sous sa couette. En d’autres circonstances, il se serait fait plaisir à participer à ce genre de bêtises ; son rôle de mafieux ne lui déplaisait pas autant. Mais Oleg, ce… cet… crachait-il intérieurement, s’épargnant lui-même des insultes dont il était capable. Oleg quoi, merde !
En toute vérité, si sa main usuelle ne lui faisait pas autant mal, il l'aurait déjà abordé avec une droite dans le visage.
- Explique-moi donc quel était ce plan. Parce qu’il faut quand même oser pour se ramener à trois au milieu de ce bordel, à moins qu’il n’y en ait d’autres qui attendent, pas loin. Et puis, la dame n’a pas l’air d’être vraiment au courant, ajouta-t-il en faisant un signe de tête en direction de la concernée.
Ses lèvres s’étirèrent en un rictus involontaire.
- Elle tremble comme pas possible... la pauvre.


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Mar 11 Juin - 0:06

Tomber comme un chien à point nommé
     
Face au silence buté de l'interrogé, le cercle des mafieux commence à se faire de plus en plus nerveux. C'est que leurs nerfs ont été mis rude épreuve, ces derniers jours. Sourcils froncés, Paolo repense à toutes les merdes qui leur sont arrivées dernièrement. Perquisition chez l'un de leurs meilleurs clients, police de la partie en pleine transaction, disparition de plusieurs témoins clé, pistage de certains de leurs agents...C'est comme si une main invisible bougeait les pions, décidée à leur compliqué la tâche.

Sa main, bien palpable, elle, triture le pistolet qu'il a confisqué à l'intrus. Un faux mouvement et son doigt glisse sur la gâchette. Horrifié, l'homme de main a le temps de voir que l'arme est dirigée vers l'un de ses compagnons mais ne peut dévier. Ce n'est pas nécessaire, pourtant. Ce n'est pas une balle qui est sortie du canon mais un mouchoir blanc, accompagné d'un Bang qui en semble presque moqueur. « Que....? »

Stupéfaits, ses compagnons se tournent vers lui. Lorenzo est le premier à réagir.

« C'est une blague ?
Un faux...
Mais qu'est-ce qu'il fout avec ça ? Hé, enfoiré ! »

Les cris et les questions fusent. Déboussolé pour la première fois cette nuit, Andreï commence à réaliser que les trois crétins qu'ils ont attrapé n'ont peut-être aucun lien avec leurs suspicions et que toute cette mise en scène s'est faite en vain. Furieux, il se tourne vers Sevda : « Pas que la dame, je crois que ces trois-là se sont bien foutus de nous. Ils n'ont peut-être aucun lien avec l'enfoiré qui nous a balancés mais ils se sont quand même retrouvés au mauvais endroit. ».

Avant qu'il ne puisse lever son arme pour la pointer sur l'un des suspects, une vibration attire son attention. Son visage pâlit en reconnaissant les initiales sur le téléphone et il s'empresse de répondre, sa conversation noyée par les voix de ses acolytes.

« Tu crois que c'est encore une transaction qui a foiré ?
Ça ne m'étonnerait pas. La dernière, c'était ces connards d'Irlandais.
Ah, leur chef n'a pas une saleté de chien qu'il emmène partout avec lui ?
Possible. C'est peut-être lui qu'on a vu avant qu'ils ne se fassent embarquer non ? »

Son compagnon répond par un haussement d'épaules. L'appel de leur chef les rappelle à l'ordre et ils se dispersent rapidement. Sans un regard en arrière, les deux groupes d'hommes désertent l'endroit, visiblement paniqués par les dernières nouvelles. Aucune balle à perdre en insistant sur des imbéciles qui n'ont pas d'instinct de survie ; ce soir, ils vont avoir besoin de toutes leurs munitions.




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Mer 12 Juin - 18:31


     
Comment en étions-nous arrivés là ?

Sonata aurait dû être relâchée puis libérée suite à cette fouille inutile. Mais on ne faisait que pousser sa vie un peu plus vers le précipice. Jetée comme un manteau, les jambes de la blanche parvinrent à soutenir son poids tremblant ; bien qu'elle hésite à montrer un peu plus de soumission en s'agenouillant afin de prouver son innocence. Mais elle resta debout, tâchant au moins de rester calme.
Jamais de toute son existence elle n'avait autant envie de courir. Mais ce qu'elle désirait plus encore, c'était vivre, et ne pas titiller un peu plus les colériques hommes qui l'entouraient.

Elle suivit son agresseur du regard lorsqu'il changea de cible. Apparemment personne ici ne se décidait à bien vouloir la laisser partir, ou même l'aider à s'en tirer. Au milieu de cette tension qui semblait étirer le temps de manière tout à fait stressante, Sonata ne voyait comme aucune échappatoire ni même occasion à l'ouvrir encore sans qu'on ne la remette à sa place.
Surtout lorsqu'on mit sa vie en jeu en questionnant ce type qui avait eu le malheur d'apporter une arme.

« Elle tremble comme pas possible... la pauvre. »

Jambes légèrement arquées et tremblante de la tête aux pieds, oui, Sonata était toujours sous l'emprise de la peur. Elle n'osait presque pas regarder l'homme à la cicatrice, mais plutôt celui qui possédait une arme il y a un instant, afin de lui envoyer un message.
Qu'il la sauve.

Au coup « de feu », Sonata ferma les yeux et serra les dents. Ça y est, la catastrophique commence, tout est fichu.

Toujours spectatrice sans commenter, elle assista à un retournement de situation qui changea la donne, comme ses prières furent exaucées. Le brouhaha des hommes l'enfonça encore une fois dans une crainte un peu plus précise alors qu'elle se sent plus à découvert loin de son agresseur. Et enfin, tout prit fin : les hommes s'éloignaient.

En tout cas, lorsque leva un peu mieux sa tête, elle constata que les groupes se calmaient et libéraient un à un les intrus – sa propre personne comprise. À peine les gans furent assez loin selon sa sensibilité, les jambes cédèrent et la laissèrent tomber sous son propre poids, complètement écrasée par le stress et l'angoisse de la scène dont elle fut victime.

Sonata respira comme si on l'avait privé de son oxygène durant tout le spectacle.




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Dim 16 Juin - 17:15

Donne à un homme un os à ronger, il rongera un jour
     
Quelques minutes plus tard, dans un autre quartier tout aussi peu fréquentable

Fatigué, Andreï se passe une main sur le visage. Du début à la fin, cette soirée a été un véritable fiasco. Après les fauteurs de troubles les moins qualifiés qu'il n'ait jamais eu le déplaisir de rencontrer, une bagarre qui tourne mal entre rivaux. Comme s'ils avaient besoin de ça, surtout en ce moment. Il sait d'ailleurs que le pire reste à venir, rien qu'à voir le visage sombre de Lorenzo, décidé à avoir cette discussion qu'ils ont repoussée jusqu'à présent.

Avec une certaine contrariété, l'italien retire une bague pour essuyer le sang dont elle estmaculée. « C'était pas une descente de police, cette fois. On aurait pu croire, avec ces trois-là qui ont débarqué au milieu de nulle part.
Comme tu dis. Oleg avait bien envoyé un gars mais le reste...
Le client n'est pas venu. Ce serait lui qui nous aurait vendu ? »

Un sourire amer aux lèvres, Andreï secoue la tête. Ses hommes ignoraient qu'ils ne transportaient que des sacs remplis de journaux. Toute une opération, pour rien. Aucun résultat.

« Il ne peut pas nous avoir vendu, il n'y avait pas de client.
Qu'est-ce que tu racontes ?!
Qu'est-ce que tu crois qu'il se passe ? Ils ont essayé de coincer le salaud qui nous a vendus, avec de fausses transactions, tiens ! Mais il n'a pas mordu. Ce soir, c'était la dernière et ça n'a rien donné.
Ils ? »

Dégoûté, Andreï hausse les épaules et pointe le ciel, pour indiquer leurs supérieurs hiérarchiques. Lorenzo ne peut retenir une grimace. Si une réunion au sommet a eu lieu pour découvrir les raisons des pertes colossales qu'ils ont subies dernièrement, il plaint ceux qui ont dû y assister et qui n'en sont pas revenus.

« Donc il y a bien une taupe ?
Soit ça, soit quelqu'un arrive à flairer leurs sales coups avant qu'ils n'aient lieu. »

Incrédule, Lorenzo éclate de rire, avant d'être vite rejoint par son homologue russe. Secouant la tête, les deux hommes s'empressent de quitter les lieux du crime. Comme si une chose pareille pouvait exister.


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